Aujourd’hui, dans le monde, 1 pays sur 2 pratique la torture

Très nombreuses sont les raisons qui peuvent vous conduire en détention et vous soumettre à la torture. Par exemple :

  • organiser un atelier de réflexion sur les stratégies non-violentes
  • tenir un site sur la liberté d’expression
  • défendre des victimes de violences ou de discrimination
  • s’opposer aux massacres de civils
  • être soupçonné d’un crime.

Femmes ou hommes, personnes jeunes ou âgées, rien ne peut nous protéger quand un État pratique la torture.

Où et pourquoi torture-t-on ?

La torture existe parce que les autorités la commandent ou la tolèrent et qu’elles n’en sanctionnent pas les auteurs ou commanditaires. Cela peut se passer dans tous les lieux où des personnes sont privées de liberté. Des actes de torture se produisent pour interroger, obtenir des aveux, punir, intimider, terroriser ou même pour maintenir l’ordre. Les cas mis en lumière ne sont que le symptôme d’une violence systémique plus large; ils ne sont que la pointe de l’iceberg.

Jouer sur les mots

La tentation existe pour tout pays de céder et d’avoir recours à la torture, par exemple en réponse à des actes de terrorisme. Ainsi les services secrets ou autres instances ne torturent pas; ils mènent des «interrogatoires poussés» ou ont recours à des «techniques alternatives d’interrogatoire». Employer de tels euphémismes revient à légitimer l’usage de la torture.

Les textes internationaux sont pourtant clairs et sans ambiguïté : avoir recours à la torture et aux traitements cruels, inhumains et dégradants est un interdit absolu. Aucune urgence nationale, quelle que soit sa gravité, ne peut être invoquée. Aucun gouvernement ne devrait ordonner, tolérer ou justifier la torture. Personne ne doit jamais être renvoyé en un lieu où il risque d’être torturé.

Pour que la torture ne soit plus possible…

Il faut que l’État décide de :

  • appliquer les lois et les conventions internationales interdisant le recours à la torture
  • refuser la prise en compte d’aveux obtenus sous la torture
  • juger et condamner les auteurs des crimes de torture et ceux qui les commandent
  • mettre en place des mécanismes indépendants de surveillance dans les lieux de détention.

Il faut une société civile :

  • convaincue que toute personne, quelle qu’elle soit, ne doit jamais être torturée
  • vigilante face à toute instance qui exerce une autorité susceptible d’employer ou de recourir à la torture
  • engagée dans la défense des droits de la personne.