Dieu de la Vie, Créateur et protecteur de la terre,
Éveille-nous au chant de ta création.
Suscite en nous la vie nouvelle
que tu nous a donnée dans le Christ ressuscité.
Nous venons à toi dans ces moments de prière
en t’apportant nos doutes, nos peurs,
nos sentiments d’inaptitude et d’incapacité.
Tu nous attires à toi. Tu entends nos prières.
Tu nous montres tes mains.
Tes mains meurtries comme les mains des hommes,
des femmes et des enfants qui peinent
en effectuant des travaux rudes dans les champs,
les usines et les ateliers,
souffrant de l’oppression et d’un système politique injuste.
Des torturés dans des prisons sordides où des êtres humains
sont soumis à des brutalités et des cruautés
dépassant les limites de l’ignominie.
Des otages retenus captifs et servant de monnaie d’échange
à des fins obscures, abandonnés à leur triste sort
vivant dans la solitude et l’oubli le plus total.

Christ ressuscité, utilise nos mains
pour rétablir la justice et redonner l’espoir à ceux et celles
submergés par la peine et le désespoir.
Tu nous montres tes pieds.
Tes pieds nus et sales comme les pieds des enfants seuls,
orphelins ou abandonnés.
Christ ressuscité, utilise nos pieds
pour nous conduire sur tes chemins,
pour marcher avec nos frères et sœurs.
Pour nous tenir à leurs côtés et nous approcher de toi.

Tu nous montres ton côté.
Ton côté blessé et transpercé
comme les sévices
que nous infligeons à notre terre violée
par les abus et la négligence humaine.
Utilise nos corps et nos esprits pour guérir la terre,
pour l’honorer et en prendre soin,
pour discerner dans sa beauté
la promesse de renouveau de chaque printemps,
pour goûter dans sa bonté la joie abondante,
pour sentir dans la chaleur bienfaisante du soleil,
ton amour réconfortant.
Dans la prière, nous nous souvenons de ta présence
dans les nombreuses parties du monde

où tu croises des pieds endoloris
et où tu touches des mains meurtries.
Dans les pays déchirés par la guerre,
dans les hôpitaux, avec les mourants,
dans les familles aux prises avec les séparations et les divorces,
dans les recoins de nos peurs et de nos égoïsmes,

Dieu de paix,
notre prière commence et finit avec toi.
Sers-toi de nos mains et de nos pieds,
du fond de notre cœur, nous te prions.

Pasteure Wendy MacLean Rennie, (traduction: Paul Druelle)