Prix Gabriel Villemure

Le Prix Gabriel Villemure est un concours destiné aux élèves québécois de secondaires 4 et 5.

Qui est Gabriel Villemure?

Vous voulez participer? Vous courrez la chance de gagner une des deux bourses de 300$.

Pour ce faire, lire les règlements du concours et envoyez-nous un texte court sur la nécessité d’abolir la torture, avant le 31 décembre!

Ressources

Qu’est-ce que la torture?

Tout acte violent et cruel envers une personne ne constitue pas pour autant un acte de torture. Les défenseurs des droits de la personne se réfèrent aux textes internationaux qui ont fourni une définition de la torture.

Ainsi, l’article premier de la Convention contre la torture définit la torture en recourant à trois critères : une douleur physique ou mentale aiguë, avec le concours direct ou indirect d’un agent de la fonction publique, infligée intentionnellement à des fins précises.

Les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants mentionnés à l’article 16 de la convention (aussi appelés « mauvais traitements ») impliquent également une douleur physique ou mentale infligée par un agent de la fonction publique ; toutefois, l’intention et la finalité ne sont pas requises.

L’interdiction de la pratique de la torture est une règle impérative du droit international. Sa prohibition est absolue, et il est impossible d’en déroger. Les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont également interdits, et aucune dérogation n’est permise.

Malgré l’interdiction à l’échelle internationale, la torture demeure pratiquée dans un pays sur deux.

La torture est utilisée par des gouvernements dans le but de :

  • Obtenir des renseignements ;
  • Obtenir des aveux ;
  • Punir la victime d’un acte commis par elle ou par un autre ;
  • Détruire la personnalité de la victime ;
  • Terroriser la victime et le groupe (politique, ethnique, religieux, etc.) auquel elle appartient.

La torture laisse des séquelles physiques et psychologiques très importantes, parmi les plus graves, et qui ne disparaîtront pas toutes, même après de longues années. Toutes les personnes torturées sans exception sont marquées au plus profond d’elles-mêmes par ce qu’elles ont subi.

Pourquoi abolir la torture ?

Il est maintenant reconnu que la torture n’est pas efficace pour contraindre quelqu’un à se comporter de la manière souhaitée. Les informations obtenues par ce moyen ne sont pas fiables mais, par-dessus tout, la torture vise principalement, par la terreur qu’elle génère, à museler des voix dissidentes.

La torture est le traitement le plus inhumain qu’on puisse imaginer. Il n’est malheureusement pas rare. Nous devons mettre un terme à l’hypocrisie des États qui sont toujours prêts à dénoncer vigoureusement la torture dans leurs discours officiels, alors qu’ils la tolèrent et la pratiquent par des techniques toujours plus perfectionnées et sournoises et dans le plus grand secret.

La torture représente l’une des plus horribles violations des droits de la personne. Il s’agit d’une atteinte à l’essence même de la dignité humaine. Bien qu’il existe une interdiction absolue de la torture en vertu du droit international, celle-ci continue à être largement pratiquée dans toutes les parties du globe. C’est pourquoi le combat contre la torture exige un engagement actif de nombreux acteurs.

Qu’est-ce que la dignité humaine ?

Comment ne pas s’indigner devant l’absurdité de la violence d’État exercée contre des êtres humains ? S’indigner nous dirige vers ce qui est bafoué par cette violence : « Nous touchons à la dignité par l’indignation », affirme Thierry Pech, un penseur du droit et de la politique .

Selon le philosophe Emmanuel Kant, la dignité signifie que la personne humaine ne doit jamais être traitée comme un moyen, mais comme une fin en soi. En droit, cela renvoie au fait que toute personne mérite un respect inconditionnel, quels que soient son âge, son sexe, sa santé physique ou mentale, son identité de genre ou son orientation sexuelle, sa religion, sa condition sociale ou son origine ethnique.

La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît que tous les membres de la famille humaine possèdent une « dignité inhérente » et que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Pour s’inspirer du principe de respect de la dignité humaine, il faut, en pratique, garantir l’exercice du droit à la vie, à l’intégrité de la personne et à l’interdiction de la torture et des mauvais traitements.

Vidéo éducative de TV5 :

Ressources pour les intervenant-es dans les écoles

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