Libérer les dissidents pour leur imposer l’exil

Deux bonnes nouvelles diffusées par l’ACAT France qui démontrent la générosité de l’Allemagne et une manière douteuse de se débarrasser des voix dissidentes : les libérations de Liu Xia en Chine et de Nguyen Van Dai au Vietnam.

Artiste et militante, Liu Xia était assignée à résidence par les autorités chinoises sans procès depuis que son mari incarcéré avait reçu le Prix Nobel de la paix en 2010, Liu Xiaobo. Son mari étant décédé du cancer l’an passé, elle n’avait plus d’espoir. En juillet 2018, les autorités chinoises ont autorisé son exil vers l’Allemagne suite à des pressions de la part d’Angela Merkel.

L’avocat des droits humains Nguyen Van Dai a été pris par la justice vietnamienne avec son équipe Fraternité pour la démocratie en 2015. Accusé d’avoir fait de la propagande contre l’État, il a connu la torture. Il est libéré le 5 août 2018 sous condition de s’exiler.

Au Vietnam, c’est plusieurs prisonniers d’opinion qui se sont vu forcés de quitter leur pays. Cela est encore la pratique :

Nguyen Van Dai, son épouse Vu Minh Khanh et Lu Thu Ha ont immédiatement été placés dans un avion pour Francfort (Allemagne), où ils ont débuté une procédure de demande d’asile. (…) Les autorités vietnamiennes ont recours depuis quelques années à une stratégie d’exil forcé des voix dissidentes.

L’Allemagne accueille aussi de nombreux dissidents chinois :

Des dispositions ont été prises pour l’arrivée de Liu Xia en Allemagne : appartement provisoire, bourse d’artiste, accompagnement médical pour sa dépression. Elle retrouvera par ailleurs plusieurs amis et dissidents chinois en exil dans le pays.

 

 

 

 

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